Le Smic passe à 1 466,62 euros brut au 1er janvier

Publié le 15/12/2015

Pas de coup de pouce. Le gouvernement a annoncé une revalorisation du Smic à 9,67 euros l’heure (+ 0,6 %).

Depuis le 1er juillet 2012, date à laquelle le salaire minimum avait été revalorisé de 2 % (au lieu de 1,4 %), l’exécutif a choisi de suivre les recommandations du groupe d’experts sur le Smic, pour qui « même si le chômage tend à se stabiliser […], le futur reste encore très incertain. Ce n’est pas le moment d’ajouter à l’incertitude en cherchant à accélérer dès à présent la hausse des salaires ». Une position approuvée par la CFDT, pour qui « l’une des priorités reste l’accès à un emploi stable et à temps plein », la revalorisation salariale devant résulter des progressions de carrière des salariés. Les évolutions salariales, qui relèvent des négociations de branche et d’entreprise, doivent « inclure la reconnaissance des qualifications et des compétences, résume Nicolas Fourmont, secrétaire confédéral chargé des rémunérations. Les premiers niveaux des grilles de classification, à l’instar de la fonction publique, doivent se situer au-dessus du Smic pour éviter d’être rattrapés par sa revalorisation. »

Aux employeurs d’assumer leurs responsabilités

Au niveau interprofessionnel, l’encadrement de la durée hebdomadaire minimale des temps partiels (24 heures) et la généralisation de la complémentaire santé dans toutes les entreprises sont des avancées favorables au pouvoir d’achat des salariés. « Il revient maintenant aux directions d’entreprise d’assumer pleinement leurs responsabilités. Les marges de manœuvre financières obtenues pour investir doivent conduire les employeurs à respecter leurs engagements [en matière] d’évolutions professionnelles et salariales », plaide la CFDT.

aballe@cfdt.fr