La CFDT Retraités à l’offensive pour un nouveau mode d’indexation des pensions

Publié le 20/09/2016

Conférence de presse, rassemblements dans les capitales de région, des centaines de militants retraités ont manifesté leur volonté de voir disparaitre les pensions de moins de 1 200 € et de mettre en œuvre un nouveau mode d’indexation des pensions. Une délégation a été reçue au ministère des Affaires sociales. 

           

« Les retraités CFDT sont ici dans un rôle de lanceur d’alerte. Si rien n’est entrepris pour mettre en œuvre un nouveau mode d’indexation des pensions, nous allons assister à un véritable décrochage du pouvoir d’achat des retraités. » Le 20 septembre, Dominique Fabre, secrétaire générale de l’Union confédérale des retraités (UCR) CFDT, était entourée d’Ombretta Frache, secrétaire nationale de l’UCR et de Jean-Marc Schaefer, le secrétaire général de l’Unsa retraités pour une conférence de presse qui précédait un important rassemblement avenue Duquesne à Paris devant le ministère des Affaires sociales. Chiffres du Conseil d’orientation des retraites (Cor) et de l’Insee à l’appui, les syndicalistes ont démontré que l’actuel mode d’indexation sur les prix ne garantit pas le pouvoir d’achat des retraités. Avec ce système, les pensions n’ont plus connu de revalorisations depuis 3 ans tandis que les salaires ont progressé en moyenne  de 1 % l’an. Pire, ce mode de calcul conduit à un décrochage par rapport aux salaires qui pourrait atteindre 22 % à échéance de 20 ans !

Un processus de longue haleine

Face à cette injustice, les deux organisations ont coordonné  des rassemblements en province avec des rencontres avec les préfets de région. Ce fut le cas dans les Hauts de France à Lille, en Normandie à Rouen, en Bretagne à Rennes, en Rhône-Alpes à Lyon, en Paca à Marseille, dans la grande région Aquitaine et à Strasbourg dans le Grand Est. Partout, les militants CFDT et Unsa retraités ont porté leurs deux revendications à savoir : « Pas de pensions de moins de 1 200 € » et « Un nouveau mode d’indexation des retraites. »

A Paris, une délégation CFDT et Unsa a été reçue par le cabinet de la ministre des Affaires sociales. « Nous avons été écoutés, affirme Dominique Fabre, mais nous avons senti une certaine réticence par rapport à l’ampleur du problème. Nous sommes sur un processus de longue haleine mais nous ne lâcherons pas. » Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT en charge des retraites ne dit pas autre chose : « Aujourd’hui, les régimes de retraite se portent mieux. Les salariés et les retraités ont fait des efforts pour ce retour à l’équilibre des comptes. Il faut commencer à réfléchir à un nouveau mode d’indexation des pensions pour ne pas prendre le risque de voir apparaitre une nouvelle pauvreté, celle des retraités. »

dblain@cfdt.fr

(Photo DR)