États généraux de l’alimentation: “L’emploi doit être au cœur des discussions”

Publié le 20/07/2017

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Les états généraux de l’alimentation doivent être lancés fin juillet. La Fédération générale de l’Agroalimentaire (FGA) CFDT a salué l’initiative, dont les objectifs « rejoignent les préoccupations qu’[elle porte] depuis longtemps ». 

Les états généraux se dérouleront en deux temps. Le premier, jusqu’à la mi-septembre, s’attaquera à la répartition de la valeur ajoutée du secteur agroalimentaire. « Il n’est pas admissible que des agriculteurs ne puissent pas se verser un revenu décent », a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe lors de son discours de politique générale. Pour la CFDT, les états généraux doivent viser à « un meilleur équilibre des relations entre acteurs de la filière par une meilleure organisation des producteurs, un renforcement des interprofessions […], pour partager les informations stratégiques et accompagner la nécessaire transformation du modèle productif ». Elle juge nécessaire de « définir un projet pour une agriculture et une alimentation de qualité et durable, répondant aux attentes de la société et pouvant être valorisées sur les marchés intérieurs et à l’export ». Ces questions, relatives à l’environnement et la sécurité alimentaire, seront traitées dans un second temps.

Les salariés impactés par les décisions

En réaffirmant ainsi ses propositions en amont des états généraux, la CFDT entend rappeler au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation que « les questions d’emploi doivent être au cœur des discussions », insiste la secrétaire nationale de la FGA-CFDT Betty Hervé. Fin juin, Stéphane Travert a reçu les représentants des syndicats agricoles (FNSEA et Confédération paysanne), les patrons des entreprises du commerce et de la distribution, les associations de consommateurs, le porte-parole de l’industrie agroalimentaire… mais pas la CFDT. Elle représente pourtant 330 000 salariés permanents et 800 000 saisonniers, 450 000 personnes en transformation agroalimentaire et 200 000 dans les services à l’agriculture. Des salariés qui doivent être entendus.

dprimault@cfdt.fr