Cop 22 : Transformer l’essai de l’accord de Paris

Publié le 07/11/2016 (mis à jour le 08/11/2016)

Alors que l’accord de Paris conclu l’année dernière vient tout juste d’entrer en vigueur, la 22e Conférence des parties (Cop 22) sur les changements climatiques se tient cette année à Marrakech, du 7 au 18 novembre.

C’est désormais de mise en œuvre concrète que les négociateurs vont débattre afin de contenir l’élévation moyenne de la température sous les 2 °C (voire 1,5 °C) d’ici à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle. Après plus de vingt années de négociations ardues pour parvenir à un accord mondial, la Cop 22 marque le début d’une nouvelle ère dans les négociations internationales sur le climat. Elle va notamment devoir inciter les parties – les États-nations – à revoir à la hausse leurs contributions nationales volontaires de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2018, date à laquelle une nouvelle comptabilisation des engagements sera réalisée par l’Onu.

Maintenir haut le niveau d’exigence

Pour la CFDT, la Cop 22 doit être l’occasion de poursuivre la dynamique amorcée à Paris en 2015. Au sein de la Confédération internationale des syndicats (CSI), dont elle partage les propositions contre le réchauffement climatique et en faveur d’une transition juste pour les travailleurs, la délégation CFDT fera connaître ses trois priorités : obtenir de forts processus de révision des engagements nationaux en 2018 ; aligner les plans climat sur les préoccupations sociales globales de chaque pays ; consolider le mécanisme international de soutien financier aux pays les plus vulnérables, le niveau d’engagement actuel de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 devant constituer le plancher de calcul du financement de l’après-2020.

cnillus@cfdt.fr