"Il est absurde de ne regarder le coût du travail que sous le prisme d'une moyenne nationale"

Publié le 14/03/2012 à 00H00
La CFDT a participé, le 13 mars, aux côtés d'acteurs patronaux, syndicaux et politiques à la journée organisée par Le Monde et l'Afep (Association française des entreprises privées) sur "Les voies de la compétitivité", en France et en Europe.

Politiquement rythmée par les discours de trois candidats à l’élection présidentielle – à travers lesquels chacun a pu présenter ses propositions en matière de compétitivité –, la journée a fait la part belle aux tables rondes, dont celle qui était intitulée « Les défis de la compétitivité ».

François Chérèque y a rappelé sa volonté de réfléchir aux différentes pistes dans le cadre de la négociation qui s’est ouverte sur les accords compétitivité-emploi. À l’heure de la comparaison omniprésente avec l’Allemagne, il a cependant rappelé « l’absurdité de ne regarder le coût du travail que sous le prisme d’une moyenne nationale, qui ne tiendrait pas compte de la diversité des secteurs ». Quant à la compétitivité hors coût, elle doit passer, selon lui, par la formation et l’innovation sociale. « J’ai entendu que l’innovation sociale coûtait cher. Peut-être, mais elle peut aussi rapporter gros ! », insiste-t-il, avant de conclure par le souhait de voir les politiques ménager une vraie place aux partenaires sociaux et au dialogue social, qui produit des résultats notables là où on lui laisse la capacité et la liberté d’agir.

A.-S. B.