Covid-19 : Une lourde menace sur le secteur aérien

Publié le 24/03/2020

« Le transport aérien est toujours fragile en cas de crises géopolitiques, climatiques ou économiques mais il vit actuellement la plus grave récession de son existence », estime Raphaël Caccia, secrétaire général de l’Union fédérale aériens FGTE CFDT. Une situation dramatique et des scénarios de reprise de l’activité à l’étude pour éviter le crash total.

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« Beaucoup d’entreprises du secteur ne s’en relèveront pas. Il est de la responsabilité de l’État de soutenir le transport aérien qui représente 1,1 million d’emplois directs et indirects, 2,5% du PIB et 100 milliards de contribution par an à l’économie française », rappelle l’Union fédérale des aériens FGTE CFDT dans un communiqué du 12 mars dernier.

90% de salariés en activité partielle

Depuis la semaine dernière, l’activité partielle est généralisée dans toutes les entreprises et toutes les catégories de personnels sont touchées. L’aéroport d’Orly qui relie la France aux autres pays d’Europe et aux Antilles va fermer ses portes ce week-end. A Roissy, plusieurs aérogares sont déjà à l’arrêt et quelques vols encore maintenus pour permettre de rapatrier des Français de l’étranger. « Seule l’activité cargo internationale devrait se remettre à fonctionner à plein régime dans les jours qui viennent pour alimenter le marché français », indique Raphaël Caccia. 

Les mesures à l’étude

L’UFA CFDT travaille néanmoins sur des scénarios de reprise des vols passagers et modélise un redémarrage de l’activité entre huit et douze semaines après le passage en stade 3. Elle souhaite également négocier un accord de branche pour atténuer les pertes de salaires et aller au-delà des dispositions légales d’activité partielle. La crise remet aussi en haut de la pile le sujet de la convention collective nationale du transport aérien : « Le personnel navigant n’est couvert par aucune disposition conventionnelle, il n’existe pas de définition du temps de travail pour eux », précise Raphaël Caccia. Or, il va falloir impérativement arriver à un accord temps du travail afin d’indemniser ces salariés ». L’UFA FGTE CFDT avait déjà fait ses propositions il y a longtemps. Une ordonnance du gouvernement est attendue dans les jours prochains sur ce sujet. 

 

cnillus@cfdt.fr