Covid-19 : Les permanences juridiques et humaines pour salariés isolés de la CFDT Bretagne

Publié le 03/04/2020

« Dès la fermeture des accueils physiques, le 12 mars, on a tenu les permanences téléphoniques et par mail avec une vingtaine de militants, explique Lydie Nicol, la secrétaire générale de la CFDT-Bretagne. Aujourd’hui, nous avons une cinquantaine de militants mobilisables dans la région et ses quatre départements. » 

Covid WebAvec une messagerie et des numéros de téléphone dédiés à chaque département breton, l’Union régionale interprofessionnelle a tout mis en œuvre pour assurer la continuité du « service syndical » – l’utilisation d’une telle expression étant parfaitement fondée. De quelques appels et mails les premiers jours, les permanences doivent désormais répondre à des dizaines de questions posées quotidiennement par des salariés. « Ça monte en puissance. Nos syndicats et réseaux CFDT sont sur le pont pour répondre directement aux interrogations des adhérents. Dans nos permanences, ce sont plutôt des salariés non adhérents souvent isolés ou issus de petites entreprises qui nous interpellent », observe la secrétaire générale. Ils ont besoin d’aide, d’informations, d’autant que les règles évoluent vite avec les mesures liées à la crise sanitaire.

La proximité… autrement

« Nous apportons des réponses juridiques et techniques, mais pas seulement. Nous les voulons aussi humaines, affirme Lydie Nicol. J’ai ainsi renseigné sur ses droits une secrétaire médicale dépourvue de protection sur son lieu de travail qui accueille des patients ; ses employeurs voulaient lui imposer une rupture conventionnelle. Lorsque je lui ai proposé un contact téléphonique, elle a été ravie. Je l’ai ensuite mise en contact avec le syndicat santé-sociaux de son département. C’est une période où on a un grand besoin d’humanité et où le syndicalisme, plus que d’habitude, peut et doit prouver son utilité ! »

dblain@cfdt.fr