[Mise à jour du 4 mai 2020] Covid-19 : Outre-Mer, la situation mérite une attention particulière

Publié le 04/05/2020

[Article mis à jour le  mai 2020]

La situation est contrastée en Outre-Mer. Certains territoires ne sont pas touchés, d’autres en revanche commencent à voir apparaitre le virus. Moins bien équipés au plan sanitaire que la métropole, ces départements et territoires ultramarins doivent faire l’objet d’une grande attention.

[Mise à jour du 3 mai 2020]

Mayotte

Il y a actuellement 650 cas dont 6 décès. Le nombre de cas augmente fortement en raison d’une politique de test mise en place autour de l’entourage des cas confirmés. Mais l’INSEE indique une surmortalité importante sur le territoire avec 3 à 4 décès par jour. C’est une conséquence des personnes qui meurent à leur domicile mais également du fait de l’explosion des cas de dengue qui frappent l’île et qui tuent plus que le coronavirus. La présence du virus sur les Comores fait peser une menace sur Mayotte. Le confinement est peu respecté et les enfants des bidonvilles errent dans les rues, la CFDT Mayotte s’inquiète du jour où le virus se propagera dans les bidonvilles en raison des problèmes d’accès à l’eau ainsi qu’au respect des mesures et du protocole sanitaire.

La situation économique est à l’arrêt comme en métropole. La CFDT Mayotte indique les difficultés qu’ont des entreprises (surtout les TPE) pour déposer un dossier de demande de chômage partiel ce qui a des conséquences sur le versement des salaires. L’économie informelle est aussi à l’arrêt comme le travail non déclaré. Et l’absence de circulation d’argent met en difficulté des familles qui sont en dehors des radars sociaux. Nombre d’entre elles n’ont plus les moyens de se nourrir. Des associations ont mis en place des distributions alimentaires avec l’aide de l’armée.

La CFDT a interpellé les autorités sur ces problématiques. Le conseil départemental a débloqué 14 millions d’euros pour le soutien de l’économie. Enfin, les moyens sanitaires manquent encore sur l’île pour la protection des salariés malgré les premiers ponts aériens ou maritimes. L’ARS local demande un report de la date du 11 mai du dé-confinement car toutes les conditions ne sont pas réunies.

La Réunion

Il y a actuellement 423 cas. La CFDT Réunion a mis en place une adresse mail pour les adhérents et pour accompagner les équipes. Elle a reçu près de 300 mails portant sur des questions juridiques et sanitaires et provenant principalement du commerce et de la santé.

Les situations sont analysées au cas par cas et il y a un lien opérationnel avec la Dieccte et l’ARS locales.

L’Ile compte 50 000 personnes en chômage partiel, avec une plateforme souvent saturée pour enregistrer les demandes et des craintes pour les entreprises de ne pouvoir verser les salaires en avril. A noter aussi que le réseau bancaire ne semble pas jouer le jeu. De ce fait, l’association de dialogue social territorial dont la CFDT Réunion est partie prenante va interpeller les autorités mais également le secteur bancaire.

Certains salariés n’ont pas été payés intégralement en mars faute de trésorerie.

Il y a quelques vols en circulation entre la métropole et l’île principalement dédiés au fret mais toujours encadrés avec obligation de quatorzaine dès l’arrivée sur le territoire pour les passagers. Enfin la CFDT Réunion a mis en chômage partiel une partie de son personnel.

Guadeloupe

Il y a actuellement 152 cas dont 12 décès. Il y a 44 cas sur Saint-Martin Saint-Barthélemy dont 3 décès. Le confinement est assez respecté sur le territoire et des mesures de protection pour les travailleurs existent mais surtout dans les grandes surfaces alimentaires, très peu dans les petits commerces de proximité. Autre difficulté : il y a énormément de coupures d’eau dans plusieurs quartiers ce qui pose bien sûr des questions sanitaires, des citernes devraient être installées.

Le tourisme, poumon économique, est très impacté, les annulations de réservations tombent jusqu’en décembre dans les principaux établissements. La CFDT Guadeloupe a écrit au Préfet pour demander une réunion des acteurs sociaux afin de suivre la situation économique et sociale sur l’île. En interne le congrès de la CFDT Guadeloupe qui devait se tenir en juin est reporté à une date ultérieure.

Guyane

Il y a 131 cas et 1 décès. Le confinement est en vigueur mais la ville de Cayenne a dû mettre une procédure de couvre-feu pour non-respect de celui-ci et des violences urbaines s’y sont déroulées. La CDTG-CFDT de Guyane a interpellé le Préfet dans un long courrier sur la situation sanitaire, économique et sociale. Elle fait état de problèmes de protection des travailleurs avec des cas de contamination pour les soignants mais aussi les agents de sécurité à l’aéroport. Elle indique aussi au Préfet, une flambée des prix à la consommation qui a un impact sur le pouvoir d’achat et demande davantage de contrôles. En Guyane, l’économie informelle subit également les conséquences de la crise, des familles n’ont plus les moyens de se nourrir et des pillages de magasins alimentaires sont fréquents.

Martinique

Il y a 180 cas, 14 décès. Des cas sont rentrés sur le territoire via les bateaux de croisière accostant en Martinique, et de fait plusieurs bateaux sont en rade dans les Caraïbes. Un bateau militaire est arrivé sur l’île le 19 avril apportant du matériel sanitaire et logistique.

Saint-Pierre et Miquelon

1 seul cas recensé sur l’archipel qui a été placé à l’isolement, une procédure de mise en quatorzaine a été prise pour ceux atterrissant sur l’archipel avec réquisition des hôtels et/ou confinement en famille. Mais au regard du faible nombre de cas et du contrôle strict sur l’entrée du territoire un dé-confinement progressif a été instauré à partir depuis le 27 avril avec une reprise des activités économiques et des administrations ainsi qu’une libre circulation des personnes. Les bars et restaurant restent clos et concernant l’école une reprise se fera après la phase des vacances de printemps soit le 4 mai. Un automate de test est attendu sur l’archipel.

Wallis et Futuna

Aucun cas sur l’île n’a été identifié, les vols sont suspendus et l’ensemble des personnes ayant atterri ont été placées en quatorzaine (ils sont 40) soit chez eux avec interdiction de sortir ou dans les hôtels. Au niveau scolaire, les vacances de Pâques ont été prolongées d’une semaine pour suivre l’évolution de la situation sanitaire et depuis le 20 avril, les écoles sont opérationnelles sur les deux îles.

La réouverture des liaisons fait craindre l’entrée dans le territoire de cas Covid-19, les moyens sanitaires seront insuffisants en cas de crise. Un yacht de croisière est en cours pour rapatrier 300 personnes (en 2 rotations) de Nouvelle-Calédonie à Wallis et Futuna avec obligation de quatorzaine à l’intérieur qui sera donc une quatorzaine flottante.

Polynésie

Il y a actuellement 58 cas sur le territoire. Un revenu spécial de solidarité a été créé. Il sera versé sur 3 mois pour ceux ne pouvant plus travailler, le report des charges de protection sociale pour les entreprises. Mais les organisations syndicales dont A TIA I MUA ont demandé des mesures à la hauteur pour le pouvoir d’achat du même niveau que le chômage partiel sur la métropole. Le confinement est assez bien respecté. Depuis le 20 avril, dans certaines îles, le dé-confinement est en cours, l'activité quotidienne des habitants reprend doucement. La pêche, la chasse, les sorties de loisirs ou de sport individuel seront de nouveau autorisées dans la limite du couvre-feu, toujours en rigueur. Ces mesures d'allègement de confinement concernent toutes les îles autres que Tahiti, Moorea et Tahaa. La vente d’alcool est de nouveau autorisée de manière très encadrée.

Nouvelle-Calédonie

Il y a actuellement 18 cas. Cela fait plus de 15 jours qu’en Nouvelle-Calédonie, il n’y a plus de nouveaux cas. Depuis le lundi 20 avril, le dé-confinement progressif est en place : plus besoin d’attestation pour sortir et reprise sous contrôle des activités écoles, restauration avec des adaptations pour les mesures barrières, les bars, casinos, boîtes de nuit restent fermés et les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits.

Au niveau syndical, l’Usoenc a discuté avec le gouvernement local du plan de reprise d’activité et de l’accès à la sécurité des salariés avec des fiches sanitaires par secteur ainsi que du maintien des aides économiques pendant la reprise progressive. Lire l’interview de Milo Poaniewa, secrétaire général de l’Usoenc.

Enfin l’Usoenc demande que par le dialogue social, cette phase de dé-confinement puisse se co-construire. Une rencontre avec le patronat a fixé le principe de travailler autour d’un état des lieux sur cette reprise et aussi pour construire des propositions sur un plan de relance.

dblain@cfdt.fr avec la délégation confédérale Outre-Mer

 

[Mise à jour du 6 avril 2020]

Mayotte

On dénombrait 147 cas et 2 décès. A Mayotte sous-équipé sur le plan médical, un bateau militaire hôpital a accosté ce week-end. Le pont sanitaire aérien avec la métropole devrait soulager l’hôpital. Le confinement est peu respecté et les enfants des bidonvilles errent. Les entrées illégales de Comoriens se poursuivent sur le territoire. La situation économique est à l’arrêt et les mesures de sécurité pour les travailleurs sont faibles. La CFDT Mayotte revendique la création d’une cellule de crise économique.

La Réunion

Il y a 344 cas. Le pont aérien avec la métropole devrait soulager les hôpitaux. La CFDT Réunion a mis en place une adresse mail pour les adhérents et militants. Beaucoup de questions juridiques et sanitaires sont posées venant surtout du commerce et de la santé, elle y répond en lien avec les autorités. La CFDT a aussi demandé des mesures sanitaires pour les salariés assurant leurs fonctions.

La Guadeloupe

Il y a 135 cas dont 7 décès. L’île a reçu des respirateurs supplémentaires ce week-end. Des mesures de protection pour les salariés existent surtout dans les grandes surfaces alimentaires, peu dans les petites. Autre difficulté : les nombreuses coupures d’eau compliquent les problèmes sanitaires. Des citernes vont être installées.

La Guyane

Il y a 66 cas. Outre le confinement, Cayenne a mis en place un couvre-feu. La continuité pédagogique est compliquée, les élèves ayant été renvoyés chez eux. La CDTG craint des ruptures dans l’approvisionnement alimentaire.

La Martinique

Il y a 149 cas et 4 décès. Des cas sont rentrés sur le territoire via les bateaux de croisière. Le personnel de santé dispose de peu de matériel. La CFDT Martinique travaille avec l’Aract, les organisations patronales et la Dieccte pour protéger pour les salariés.

 

Saint-Pierre et Miquelon

Un seul cas a été identifié. La quatorzaine a été décrétée tôt pour les arrivants. Un accord avec le Canada est prévu pour une coordination sanitaire.

Wallis et Futuna

Aucun cas sur l’île n’a été identifié. Les vols sont suspendus et les personnes arrivées récemment sont en quatorzaine.

La Polynésie

Il y a 41 cas. A ti’a Mua (qui coopère avec la CFDT) a des échanges avec les autres partenaires sociaux et le gouvernement local afin que des mesures soient prises. Ainsi, un revenu de solidarité sera versé sur 3 mois à ceux qui ne travaillent plus. D’un maximum de 840 €, il est jugé insuffisant par A ti’a Mua. Cette dernière, soutenue par la Confédération, a interpellé l’Etat français afin qu’il complète ces revenus de solidarité.

La Nouvelle Calédonie

Il y a 18 cas. Les partenaires sociaux unanimes ont demandé des mesures économiques et sanitaires pour les salariés et les entreprises. Répondant à une demande de l’Usoenc, le gouvernement calédonien a annoncé des aides pour le chômage partiel qui touche déjà 10 000 salariés. L’Etat français a aussi annoncé des aides.

Saint-Martin/ Saint Barthélémy

On dénombrait 35 cas et deux décès le 6 avril.

 

[Mise à jour du 1er avril 2020]

Mayotte

On dénombrait 74 cas dont 4 membres du personnel médical et 1 médecin dans un état critique au 29 mars. Mayotte étant sous-équipé sur le plan médical, les choses risquent d’être très compliquées du fait du manque de moyens humains et matériels.

Le département dispose de 80 appareils respiratoires et 16 lits de réanimation. Au centre hospitalier, avec l’arrêt des consultations et opérations non urgentes, le nombre de lits disponibles passera à 25. Le matériel fait défaut et des trafics se développent.

Par ailleurs, le confinement est peu respecté et les enfants des bidonvilles errent dans les rues. Les entrées illégales de Comoriens se poursuivent sur le territoire, par la mer, espérant trouver une meilleure prise en charge sanitaire sur l’île. En l’absence de mesures de contrôle à l’aéroport a permis une forte propagation du virus. La situation économique est à l’arrêt comme en métropole, mais les mesures de sécurité pour les travailleurs sont faibles, en particulier dans les activités de commerce et des TPE.

La crainte principale, c’est la montée du pic de la maladie dans quelques jours et l’incapacité d’y répondre au niveau sanitaire, car il y a habituellement une coordination sanitaire avec la Réunion pour le traitement de cas spécifiques, mais la Réunion doit gérer son propre stock de cas en cours.

Sur la continuité pédagogique, le territoire ayant un accès numérique très faible et les familles étant très endettées et sans ordinateur, les professeurs ont distribué les cours sur papier pour la semaine, mais avec le confinement cette pratique va s’arrêter.

Les liaisons aériennes sont stoppées avec l’île sauf pour le ravitaillement alimentaire et les évacuations urgentes.

La Réunion

Le virus s’est propagé assez rapidement depuis 15 jours. Il y a actuellement 207 cas à la Réunion, Un cas sur cinq présente des symptômes sévères. L’île dispose d’une centaine de postes de réanimation et le manque de moyens matériels se fait déjà sentir. L’Agence régionale de santé (ARS) espère pouvoir mobiliser 230 lits, et a mis en place l’organisation du retour à domicile de certains patients sans signes de gravité, avec un isolement strict et un suivi à distance par les médecins traitants et les soignants, en lien avec par les médecins hospitaliers.

La CFDT Réunion a mis en place une adresse mail pour les adhérents et pour accompagner les équipes. Beaucoup de questions juridiques et sanitaires y sont posées venant principalement du commerce et de la santé. Les situations sont analysées au cas par cas et des réponses sont trouvées en lien avec la Direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dieccte) et l’ARS locale.

La CFDT Réunion a également fait un communiqué de presse pour demander des mesures sanitaires et sécuritaires pour les travailleurs assurant leurs fonctions aujourd’hui. Elle a constaté des difficultés dans la mise en place du télétravail qui n’est pas très répandu, y compris en son sein.

Enfin, de nombreux de cas de malades sont observés sur Madagascar et l’île Maurice, mais les protocoles de coopération sanitaire en place ne pourront pas répondre à la gravité de la crise sanitaire.

La Guadeloupe

Il y a actuellement 106 cas dont 4 décès et 13 patients en réanimation. La Guadeloupe dispose de 38 lits pour les cas lourds. Trois cadres du CHU dont le directeur sont contaminés. Le confinement est assez respecté sur le territoire et des mesures de protection pour les travailleurs existent mais surtout dans les grandes surfaces alimentaires, très peu dans les petits commerces de proximité.

Autre difficulté à prendre en compte : les nombreuses coupures d’eau dans plusieurs quartiers compliquent les problèmes sanitaires. Des citernes vont y être installées.

A noter qu’une section syndicale UGTG du CHU Guadeloupe a attaqué l’ARS au tribunal administratif réclamant des moyens pour répondre à l’urgence sanitaire et le tribunal dans son jugement a ordonné à l’ARS et au CHU de commander des tests de dépistage et des doses de chloroquine en nombre suffisant pour couvrir la population. L’ARS a pris acte du jugement.

La Guyane

Il y a 37 cas et le territoire dispose de 38 lits de réanimation. Le confinement est en vigueur mais la ville de Cayenne a dû mettre une procédure de couvre-feu pour non-respect de celui-ci. La continuité pédagogique est également compliquée les élèves ayant été renvoyés chez eux. Ceux habitant la brousse ne disposent d’aucun accès internet pour continuer un travail scolaire.

Les collègues CFDT s’inquiètent sur les approvisionnements en denrées importées sur le territoire. Un bateau est arrivé chargé mais les quatre suivants ne le seront pas à cause des difficultés d’approvisionnement notamment dans les ports du Brésil.

La Martinique

Il y a 105 cas dont 6 en réanimation et 2 décès, avec une centaine d’appareils respiratoires. Des cas sont rentrés sur le territoire via les bateaux de croisière accostant en Martinique, et plusieurs bateaux sont en rade dans les caraïbes.

Il n’y a pas de matériel pour le personnel de santé. Des échanges ont eu lieu avec la Dieccte. Un travail est en cours avec l’Aract, les organisations syndicales et patronales, la Dieccte pour mettre en place des stratégies de protection et prévention pour les salariés.

A noter qu’une seule île accepte de faire venir les bateaux de croisière, il s’agit de l’île de Barbade, île sous domination britannique. La Barbade pense déjà à l’après Coronavirus et se positionne comme leader caribéen dans l’accueil des bateaux de croisière. Le Covid-19 y est vu comme une opportunité à impact économique positif pour la Barbade… au détriment des autres territoires.

Saint-Pierre et Miquelon

Il n’y a actuellement pas de cas identifié sur l’île, une procédure de mise en quatorzaine a été prise pour ceux atterrissant sur l’archipel avec réquisition des hôtels et/ou confinement en famille. Les liaisons aériennes avec le Canada sont suspendues. L’archipel a également mis en place le confinement assez respecté, les températures négatives n’incitent pas aux sorties.

Il y a 8 appareils respiratoires sur l’archipel et 22 lits sont disponibles. Un accord avec le Canada, Halifax et Saint-Johns est prévu pour une coordination sanitaire mais la question du pic est posée car ces pays géreront leur propre flux de patients avant d’accueillir les cas de Saint-Pierre.

Wallis et Futuna

Aucun cas sur l’île n’a été identifié, les vols sont suspendus et l’ensemble des personnes ayant atterri ont été placées en quatorzaine (ils sont 40) soit chez eux avec interdiction de sortir ou dans les hôtels, et un contact téléphonique a lieu avec les autorités de santé tous les jours.

On ne saura réellement que d’ici la fin du mois de mars, si oui ou non des cas de coronavirus sont entrés ou pas sur le territoire. En attendant, le comportement à adopter est d’éviter le plus possible les rassemblements. Wallis et Futuna sont en stade 1, les écoles ne sont pas fermées.

La Polynésie

Il y a actuellement 34 cas sur le territoire. Le responsable d’A ti’a Mua (l’organisation syndicale qui coopère avec la CFDT) confirme que les partenaires sociaux sont unis dans cette situation. Des échanges ont eu lieu entre eux et le gouvernement du pays afin que des mesures soient prises au niveau économique. Par exemple, un revenu spécial de solidarité sera versé sur 3 mois à ceux qui ne pourront plus travailler et le report des charges protection sociale pour les entreprises. Le gouvernement local attend aussi l’aide de l’Etat français dans le cadre de la solidarité nationale. Le confinement est assez bien respecté en Polynésie, il y a une culture d’entraide très familiale. La vente d’alcool est interdite sur le territoire.

La Nouvelle Calédonie

Il y a actuellement 15 cas et 27 personnes sont en quarantaine. Il y a aussi un débat à propos des activités essentielles. Au niveau syndical, un communiqué des partenaires sociaux (unanime) employeurs et syndicats a été validé pour demander des mesures pour les salariés et les entreprises en termes de sécurité et aussi au niveau économique. Le gouvernement a annoncé des aides au titre du chômage partiel : 84% du net et 100 % jusqu’au salaire minimum.

L’Etat français a annoncé des aides économiques par le biais d’ordonnances. Des allégements de charges et des aides fiscales sont également prévues. Il y a des difficultés sur le matériel sanitaire qui manque (masques, gels). 1 000 Calédoniens sont bloqués à l’étranger actuellement.

dblain@cfdt.fr avec la délégation confédérale Outre-Mer