Sharan Burrow, nouvelle secrétaire générale de la CSI

Publié le 26/06/2010 à 00H00
Moment d'émotions fortes, vendredi à Vancouver pour le passage de témoin entre Sharan Burrow, nouvelle secrétaire générale et Guy Ryder qui quitte la CSI.

L'Australienne Sharan Burrow a été élue vendredi, nouvelle secrétaire générale de la CSI. Cette femme de 56 ans est rompue aux arcanes du syndicalisme international puisqu'elle a été présidente de la Confédération internationale des syndicats libres de 2004 à 2006 puis présidente de la CSI à partir de 2006.

Sharan Burrow a commencé sa carrière comme enseignante. « Je suis toujours enseignante dans mon coeur » a-t-elle dit dans son premier discours. Elle s'est aussitôt engagée dans le syndicalisme, gravissant rapidement les échelons de la hiérarchie syndicale. Elle a été vice-présidente de l'Internationale de l'éducation.

Comme nouvelle secrétaire générale, elle a réaffirmé les objectifs élaborés au cours de ce congrès de la CSI. « Nous voulons une mise en oeuvre vigoureuse du Pacte mondial pour l'emploi de l'OIT », a-t-elle rappelé. Puis elle a énuméré les objectifs suivants : un marché du travail équilibré, le combat contre le travail précaire, la lutte pour des services publics de qualité, des marchés financiers au service de l'économie réelle, la fin des paradis fiscaux, la taxe sur les transactions financières.

Pour Sharan Burrow, la CSI va oeuvrer à la recherche d'un nouveau modèle de développement dans lequel « les fruits de la richesse seront équitablement répartis ». La CSI se tiendra toujours aux côtés des plus vulnérables : les femmes, les jeunes, les travailleurs migrants et du secteur informel. Enfin, elle a réaffirmé la nécessité de la justice sociale et de la paix, et annoncé son prochain voyage en Israël et en Palestine.

Sharan Burrow a rendu ensuite un vibrant hommage à Guy Ryder qui devient directeur général adjoint de l'OIT. Ce dernier, dans un message très épuré (« je n'ai pas de messages profonds à transmettre, ni de conseils à donner », mais empreint d'une grande émotion a simplement déclaré : Je ne vais pas très loin [Genève], vous savez que je vous suivrai de près ».

Didier Blain (de Vancouver)