SeaFrance : sauver l'emploi !

Publié le 05/01/2012 à 00H00
Alors que l'avenir des 880 salariés de SeaFrance se joue cette semaine, la Commission exécutive de la CFDT a pointé la « lourde responsabilité » des responsables CFDT de SeaFrance dans l'absence de perspectives aujourd'hui offertes aux salariés.

À la suite de la mise en liquidation judiciaire de la compagnie maritime assurant la liaison transmanche Calais-Douvres, deux projets de reprise avaient été déposés : l’un par un industriel du secteur, Louis Dreyfus Armateurs, associé au groupe danois DFDS ; l’autre par la CFDT de SeaFrance sous forme de Scop, « alors que les salariés de SeaFrance n’ont pas les moyens d’investir massivement dans une entreprise en difficulté soumise à une vive concurrence », souligne la CFDT dans un communiqué.

« Une grave erreur »

La Fédération générale des transports et de l’équipement (FGTE-CFDT), l’Union régionale CFDT du Nord-Pas-de-Calais et la Confédération se sont déclarées « en désaccord avec les leaders CFDT de SeaFrance qui n’ont pas voulu examiner d’autres projets », dont ceux de LDA-DFDS qui prévoyait de sauvegarder au moins 600 emplois.

« C’est une erreur grave », a pointé la Commission exécutive de la CFDT qui a par ailleurs réagi aux « soupçons de pratiques obscures et frauduleuses des responsables CFDT de SeaFrance » relayés dans la presse : s’ils « étaient confirmés par l’enquête judiciaire, la CFDT prendrait les décisions qui s’imposent en termes d’exclusion du syndicat concerné (syndicat maritime Nord) et de ses responsables ».

Pour l’heure, la Confédération estime que « toute l’énergie de la CFDT doit porter sur la sauvegarde des emplois » et « continuera d’œuvrer pour que LDA maintienne son offre de reprise ».