La CFDT veut un avenir pour tous les postiers

Publié le 26/11/2014

Laurent Berger est venu soutenir les équipes CFDT en campagne pour les élections dans les fonctions publiques, à la direction des colis à Paris. Il a fustigé ceux qui ont refusé de s’engager sur l’accord social. 

Ce 26 novembre, Laurent Berger était invité par le syndicat francilien F3C à la direction des colis de La Poste à Paris (15e arrondissement). Le secrétaire général de la CFDT y a rencontré une soixantaine de cadres et d’agents dans le cadre des élections professionnelles du 4 décembre. Le vote de La Poste, qui emploie 240 000 agents et contractuels, va peser lourd dans la représentativité qui se dessinera au lendemain du scrutin.

Après avoir dressé un tableau sombre de la situation économique et sociale mais refusant « le déclinisme », le secrétaire général de la CFDT a fustigé « l’absurdité des postures syndicales qui ne regardent pas la réalité. » Il visait ainsi clairement les organisations syndicales (FO, CGT, Sud) dont la signature était requise pour l’application de l’accord social « Un avenir pour tous les postiers » négocié pendant l’été (voir la vidéo Pas d'accord social à La Poste).

Ces syndicats ont refusé de soutenir l’accord qui devait mettre à l’abri les agents et contractuels de La Poste de tout licenciement pendant les cinq ans à venir et prévoyait également des avantages salariaux, indemnitaires et de congés. « Les agents n’attendent pas qu’on commente leur situation mais qu’on s’engage auprès d’eux sur des choix collectifs », a déclaré Laurent Berger. C’est d’ailleurs le sens de la campagne d’affiches CFDT à La Poste qui montre un « 30 % » orange, nécessaire pour rendre les accords applicables.

Refus d’augmenter les dividendes de l’État

Également présente lors de cette rencontre, Marie-Pierre Liboutet, élue CFDT au Conseil d’administration, a réaffirmé les choix et le soutien de la CFDT aux nouvelles activités de l’entreprise : Banque postale, Géopost (distribution internationale de colis) et opérateur mobile dans les bureaux de poste, etc. Elle entend bien demander des comptes sur l’utilisation des 300 millions d’euros dont l’entreprise a bénéficié au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). « La CFDT a récemment refusé de remonter à 33 % des bénéfices la part des dividendes versés à l’État, explique-t-elle, elle restera à 25 %. » Le but étant de préserver l’investissement.

« La Poste a longtemps traîné des pieds », a répondu Alain Barrault, le négociateur CFDT de l’accord social, à une question sur la mise en place d’une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Avec le plan stratégique (lire le communiqué du syndicat) et l’accord social du nouveau président (Philippe Wahl), les choses sont passées à la vitesse supérieure. « Dans tous les accords que nous signons, nous essayons d’obtenir les mêmes droits pour les fonctionnaires et pour les salariés de droit privé », affirme le syndicaliste.

Enfin, à l’unisson avec Francis Magnou, responsable du syndicat, Laurent Berger appelait à voter et à faire voter CFDT le 4 décembre : « Il y a un avenir pour notre type de syndicalisme. »

dblain@cfdt.fr