Interco Nord-Pas-de-Calais : la dynamique électorale enclenchée

Publié le 01/10/2014

Devant 200 élus et délégués des syndicats Interco de la région, les responsables fédéraux et régionaux ont motivé les équipes syndicales dans la perspective de gagner une place lors des prochaines élections dans la fonction publique territoriale. 

« L’objectif, c’est la première place dans la région en 2017, tous secteurs confondus. » En s’exprimant ainsi Yannick Ghoris, secrétaire régional de la CFDT Nord-Pas-de-Calais, a fixé incidemment l’objectif des élections du 4 décembre prochain dans les fonctions publiques : la CFDT du secteur public doit passer de la 3e à la 2e place dans la région.

Le responsable régional parlait, le 25 septembre, devant un auditoire de 200 élus et responsables des quatre syndicats Interco du Nord-Pas-de-Calais rassemblés à la Bourse du travail à Lille dans le cadre de la campagne pour les élections.

Paroles d’agents

Plusieurs responsables ont témoigné de leur vécu de militants dans leur service. Ainsi Géraldine, élue en commission administrative paritaire à Fourmies (59) a expliqué comment les plus anciens l’aident à préparer ses interventions devant cette commission. Raphaël, lui, se présentera en décembre sur une liste CFDT dans l’administration pénitentiaire. Sa décision, il l’a prise parce que « le syndicat est venu vers [lui], sans marchandage et parce que la CFDT, c’est plus qu’un syndicat qui défend les agents au moment des mutations ».

INTERCO NPDC AssembleeFatiha, elle, a créé une section en 2009 dans le Boulonnais (62). Par sa proximité avec les agents et grâce à son action au sein du Comité hygiène et sécurité (CHS), la section compte aujourd’hui 170 adhérents. Enfin, Faustine, toute nouvelle adhérente et responsable d’une section CFDT dans l’agglomération du Douaisis a expliqué pourquoi ses collègues ont ressenti le besoin de se syndiquer.

Dans son service d’archéologie préventive, où tous les salariés sont contractuels, une vingtaine de CDD sur 80 ne seront pas renouvelés à la fin de l’année. « C’est d’abord une grosse perte de compétences, fait-elle remarquer. Nous allons présenter une liste CFDT aux élections parce que jusqu’ici personne ne s’est soucié de nous. Personne ne nous a proposé d’entrer dans le dispositif de résorption de la précarité. Nous demanderons que nos collègues soient reclassés en attendant une amélioration de l’activité. »

Mener une campagne de proximité

Après un échange avec le secrétaire fédéral Pierre-François Chêne sur les aspects techniques de ces élections (un seul tour, vote électronique, vote par correspondance…), Marie-Odile Esch, secrétaire générale de la Fédération Interco s’exprimait : « C’est une vraie dynamique qui s’enclenche ici, maintenant, il ne faut négliger aucune étape. Aujourd’hui, il s’agit d’abord de constituer des listes. Plus nous en aurons, plus nous aurons de voix et donc de sièges. Ensuite nous devons mener une campagne de proximité en parlant avec les agents de leur métier, de leurs conditions de travail, du management, etc. »

Enfin, la secrétaire générale a insisté sur le fait que la CFDT n’a de leçon à recevoir de personne et surtout pas des autres organisations syndicales. Elle a également mis en garde les militants contre les risques d’instrumentalisation par les politiques locaux, « particulièrement courtisans en cette période », a-t-elle conclu.

dblain@cfdt.fr

Photos © Didier Blain