[Interview] “Voter CFDT, c’est élire un collègue engagé au quotidien”

Publié le 03/11/2014

Pourquoi voter CFDT jusqu’au 4 décembre ? Les explications de Brigitte Jumel, la secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques.

Quelques semaines nous séparent des élections professionnelles du 4 décembre. Quel message souhaites-tu adresser aux agents de la fonction publique à la veille de cet important rendez-vous ?

Les agents doivent comprendre le sens du vote CFDT. Ils ne vont pas élire une étiquette ou un sigle, mais un collègue qui partage leur réalité professionnelle, leurs préoccupations et qui s’engage à agir pour améliorer leur quotidien. Les délégués syndicaux sont proches d’eux, et c’est en leur nom qu’ils siégeront dans des instances dont la plus importante au sein d’un établissement est le comité technique (CT), équivalent du comité d’entreprise dans les entreprises privées. L’instance réunit autour d’une même table les représentants des agents, titulaires et contractuels, et les représentants de l’employeur public, DRH d’un ministère, d’un hôpital ou d’une collectivité territoriale.

Sur quels sujets le comité technique est-il consulté ?

Sur les grandes orientations en matière de politique indemnitaire, mais aussi, grâce à l’élargissement de ses prérogatives, sur les projets de réorganisation de services, la formation, l’égalité professionnelle, la lutte contre les discriminations, les évolutions technologiques et leur impact sur le travail. Le comité technique a certes un rôle consultatif ; toutefois, il donne aux représentants du personnel la possibilité de pointer des difficultés, d’influer sur les orientations, de proposer des solutions. La CFDT – et c’est sa marque de fabrique – s’implique activement dans ce dialogue et obtient des retours pour les agents, quand d’autres organisations restent sur une posture. C’est également vrai en matière de dialogue social national.

La CFDT a joué ces dernières années un rôle moteur en signant un certain nombre d’accords. En quoi contribuent-ils à améliorer la situation des agents ?

La loi Sauvadet de 2012, issue d’un accord que nous avions négocié et signé un an auparavant, a permis de résorber la précarité, de mieux encadrer le recrutement de contractuels et d’éviter qu’il ne se substitue à l’emploi titulaire. En 2013, nous avons conclu deux accords, l’un en faveur de l’égalité professionnelle, l’autre sur la prévention des risques psychosociaux, qui donnent accès à de nouveaux droits, comme dans le privé. Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été étendus à toute la fonction publique. Les agents peuvent ainsi reprendre la main sur l’organisation du travail. Toutes ces avancées créent les conditions d’un vrai dialogue social, à condition qu’une culture de la négociation se développe à tous les niveaux de la fonction publique.

Propos recueillis par mneltchaninoff@cfdt.fr