L'emploi doit être la priorité des dirigeants du G20

Publié le 23/09/2009 à 00H00
Retrouvez l'édito d'Anousheh Karvar, secrétaire nationale, paru dans le numéro 3232 de Syndicalisme Hebdo.

 

 

Les salariés sont les premières victimes de la crise financière et de ses conséquences économiques et sociales. Les signes d’une possible reprise économique ne se traduisent pas sur le front de l’emploi : le chômage va continuer d’augmenter en 2009, en 2010 et peut-être même en 2011. Les vingt premières puissances du monde se sont mises autour de la table pour sauver le système bancaire et relancer l’économie. C’est une bonne nouvelle.

Mais il leur revient aujourd’hui de prendre les bonnes décisions pour sauver les emplois et protéger les salariés. L’emploi doit être la priorité des dirigeants du G20. Le pacte mondial pour l’emploi, adopté par les 183 pays de l’OIT en juin dernier à Genève, doit leur servir de feuille de route. Appel à un comportement responsable des entreprises, des services publics de qualité et une protection sociale adaptée à chacun, les principes de ce pacte nous engagent tous, au niveau mondial, pour améliorer la situation des salariés. De fait, les organisations syndicales, réunies au sein de la CSI, sont en première ligne pour rappeler cette urgence aux chefs d’État à Pittsburgh et empêcher que les intérêts nationaux reprennent le dessus sur les bonnes volontés de faire au niveau global.

Sur le plan financier, il faut désormais, au-delà des bonnes intentions, passer aux actes. La rémunération des dirigeants des banques doit être plus strictement contrôlée, de même que les bonus des traders qui prennent des risques inconsidérés sur les marchés financiers. Enfin, il est essentiel d’éradiquer les paradis fiscaux, qui sont les trous noirs de la finance internationale. Des grandes entreprises, des individus fortunés échappent de cette manière aux impôts, tandis que d’autres paient à leur place. Chacun, citoyen, militant syndical, consommateur, élu local ou dirigeant d’entreprise, peut demander davantage de transparence aux banques et aux multinationales du G20, principaux utilisateurs des paradis fiscaux. C’est le sens de la campagne citoyenne et syndicale “ Stop paradis fiscaux ”1, initiée par la CFDT, dont vous nous invitons à signer et à relayer largement l’appel.

 

 


Continuons à dire "Stop paradis fiscaux"
Communiqué de presse n°75 du 24 septembre 2009
"Susciter une mobilisation citoyenne sur les paradis fiscaux"