Fins de droits : quelques avancées mais l'Etat doit prendre ses responsabilités

Publié le 20/02/2010 à 00H00
Syndicats et patronats se sont quittés sans texte commun le 20 février. Cependant des convergences existent, notamment sur un revenu de remplacement cofinancé par l'Unedic.

« Nous sommes d’accord entre partenaires sociaux pour que l’Unedic participe au cofinancement, avec l’Etat, d’un dispositif en faveur des fins de droits sous forme d’un revenu de remplacement et d’un meilleur accompagnement avant la fin des droits à indemnisation. Il est également indispensable que l’Etat prennent ses responsabilités et propose des formations qui débouchent sur des emplois pour les chômeurs de longue durée », résume Laurent Berger, secrétaire national en charge du dossier, à la sortie de la séance de négociation du 20 février. De même, syndicats et patronat sont d’accord sur la nécessité d’un chiffrage par l’Etat du nombre de chômeurs en fins de droits.

C’est pourquoi les partenaires sociaux demandent la tenue rapide d’une rencontre tripartite avec l’Etat pour pouvoir mettre en place le plus rapidement possible ces dispositifs (revenus de remplacement et formations qualifiantes). « Cela impose en effet de se poser la question de l’opérationnalité, donc des moyens de Pôle emploi » explique Laurent Berger.

Ne pas oublier les jeunes

Pour autant, la CFDT continue de revendiquer un assouplissement des conditions d’accès à l’ASS. De plus, « si l’accent mis sur les chômeurs de longue durée est bonne chose, il ne faut pas oublier les jeunes, insiste Laurent Berger. Nous continuons à demander l’extension du RSA aux moins de 25 ans ». Enfin, conclut le secrétaire national, « la CFDT s’oppose à toute idée d’exonération de charges patronales pour des entreprises qui embaucheraient des demandeurs d’emploi en fin de droits. De même, il est hors de question d’envisager que l’Unedic participe au financement d’éventuels emplois aidés ».

N.B.

 


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