Faire financer le grand emprunt par les bénéficiaires du bouclier fiscal

Publié le 25/11/2009 à 00H00
François Chérèque a demandé au président de la République que le grand emprunt, dont la CFDT approuve globalement les orientations, soit financé par les Français les plus fortunés qui bénéficient du bouclier fiscal.

Reçu en même temps que les leaders des quatre autres confédérations syndicales par la Président de la République,  le 25 novembre, François Chérèque lui a fait part l’accord global de la CFDT sur les objectifs du grand emprunt. Selon le secrétaire général, « la CFDT a le sentiment d’avoir été entendue concernant les défis auxquels nous devons faire face » : D’une part revoir notre modèle de croissance pour mieux tenir compte des enjeux du développement durable et, d’autre part, prendre en compte l’évolution démographique et le vieillissement de la population. C’est donc « sur ces bases que l’emprunt sera utile, à condition qu’il soit porteur de sens pour les générations futures en facilitant les mutations et en intégrant dans les investissements la dimension sociale du développement durable ».

Concernant le financement de cet emprunt, François Chérèque a rappelé qu’il « doit être réalisé au moindre coût pour ne pas peser sur les générations futures ». D’où l’opposition de la CFDT à une souscription populaire qui « avantagerait les Français les plus fortunés qui bénéficieraient ainsi d’une rente d’État financée par l’ensemble des contribuables ». Le secrétaire général de la CFDT a donc fait une proposition de financement au président de la République par « un emprunt obligatoire pour ceux qui paient les tranches d'imposition les plus élevées qui bénéficient en particulier du bouclier fiscal ».

 


Les priorités de la CFDT pour le grand emprunt
"Que les plus fortunés prêtent à l'Etat"