Education : public et privé unis pour dénoncer les suppressions de postes

Publié le 27/09/2011 à 00H00
Mardi 27 septembre, des défilés étaient organisés dans toute la France pour dénoncer les suppressions de poste dans l'Education nationale. Pour la première fois, l'ensemble des organisations syndicales du privé participaient également à ce mouvement de grève.

« Dans mon lycée, nous avons dépassé cette année les 10 % d’enseignants contractuels dès les premiers jours de la rentrée et certains élèves n’ont toujours pas de professeur de mathématiques. » Professeur d’Anglais dans les Yvelines et secrétaire du Sgen-CFDT, Sandrine ne décolère pas. « La situation s’aggrave chaque année. J’ai une collègue stagiaire à qui ont a imposé trois classes de terminale et deux heures supplémentaires par semaine. Lorsque j’en ai parlé au recteur, il a avoué son impuissance. »

Les histoires comme celle-là se banalisent un peu partout en France. L’administration ne cesse de jongler avec les postes pour tenter de colmater les brèches, mais la tâche est devenue impossible. Dans le premier degré, les classes sont surchargées, tandis que dans le deuxième degré, il faut faire appel à des remplaçants en urgence pour mettre un adulte devant les élèves sans forcément se préoccuper de ses compétences. « Nous avons tous les profils : des étudiants, des demandeurs d’emploi, etc. Aucun ne fait le même nombre d’heures et l’on ne sait pas pour combien de temps ils sont recrutés, précise Sandrine. En même temps, il faut accueillir les enseignants stagiaires dont beaucoup n’ont toujours pas de tuteur. »

Pour dénoncer cette situation intolérable, près d’un enseignant sur deux a répondu à l’appel à la grève lancé par l’ensemble des organisations syndicales du public et du privé. Une mobilisation particulièrement importante qui montre l’ampleur du malaise. En tête de la manifestation parisienne, François Chérèque a apporté son soutien au mouvement au coté du Sgen-CFDT (enseignement public) et de la Fep-CFDT (enseignement privé). « L’avenir de l’éducation concerne l’ensemble de la société », rappelle le secrétaire général de la Confédération.