Des objectifs chiffrés de réduction de la pauvreté pour l'Europe

Publié le 08/12/2010 à 00H00
L'Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale a mis en lumière une réelle volonté politique de l'Union européenne de faire reculer la pauvreté de 20 millions de personnes en dix ans.

Des centaines d’initiatives locales, trois rendez-vous thématiques… et une dynamique positive à soutenir : l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale a tenu ses promesses. « Cette année a rempli son rôle en donnant une impulsion politique à la lutte contre la pauvreté, affirme Anne Houtman, chef de la représentation de la Commission européenne à Paris. Pour la première fois, l’Europe s’est dotée d’objectifs chiffrés de réduction de la pauvreté ».

Une proposition CFDT

Pour la France, l’ambassadeur de l’année européenne, François Soulage (président du Secours Catholique), a présenté six orientations soumises aux pouvoirs publics afin de faire reculer la pauvreté. L’une d’entre elles reprend la proposition de la CFDT de fixer le montant du RSA socle en fonction du seuil de pauvreté. « Nous demandons que le RSA représente 55 % du seuil de pauvreté – soit 522 euros pour une personne seule au lieu de 460 euros actuellement, explique Chantal Richard, secrétaire confédérale de CFDT. Le fait que François Soulage reprenne cette revendication lui donne un écho appréciable. » Il demande aussi l’élaboration d’un plan national d’action et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale décliné par des conventions dans les territoires. Autre axe de travail : faciliter l’accès aux droits existants en matière de logement, de santé, de culture ainsi que de droits des migrants. François Soulage plaide encore pour la définition de parcours d’insertion en fournissant un accompagnement global, le développement d’une représentation des usagers et des mesures pour favoriser l’inclusion financière. L’année 2011 sera celle du bénévolat et du volontariat.