Crise des dettes en Europe, François Chérèque écrit au président de la République

Publié le 24/11/2011 à 00H00 (mis à jour le 29/11/2011 à 14H23)
Répondant à l'appel de Bernadette Segol, la secrétaire général de la CES, qui demande aux dirigeants syndicaux nationaux de contacter leur gouvernement pour leur faire part des attentes du syndicalisme européen face à la crise, François Chérèque a écrit, avec Luc Bérille, le secrétaire général de l'Unsa, au président de la République.

Après avoir rappelé à Nicolas Sarkozy que «la grave crise que traversent l’Union européenne et, plus particulièrement, la zone euro, préoccupe les salariés et l’ensemble des organisations syndicales européennes, compte tenu de ses lourdes conséquences en matière économique et sociale », les deux responsables syndicaux se félicitent que « cette situation ait obligé l’Union européenne et ses Etats membres à franchir des pas importants dans le sens d’une gouvernance économique commune », mais regrettent qu' « au vu de l’ampleur de la crise et des risques qu’elle fait courir à l’Europe, ces mesures restent insuffisantes et leur mise en œuvre trop lente. »

C’est pourquoi, François Chérèque et Luc Bérille, concluent leur courrier en précisant, conformement aux positions de la CES : « nous sommes convaincus que nous ne sortirons pas de cette situation sans un nouveau pas décisif vers une plus grande solidarité européenne et une meilleure maîtrise du financement des dettes souveraines : le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait maintenant être transformé en prêteur en dernier ressort, avec l’appui de la Banque centrale européenne. Une telle décision devrait être prise rapidement pour arrêter la spéculation contre la dette des Etats de l’Eurozone et se prévenir du risque d’un effet domino dévastateur pour l’euro et pour l’Union, mais aussi pour la France. »

N. B.

 

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