Paroles de saisonniers

Publié le 24/07/2014

C’est une tradition, depuis quinze ans la CFDT part chaque été en campagnes auprès des travailleurs saisonniers. Florilèges de témoignages recueillis aux quatre coins de France par nos équipes militantes.

PaysdelaLoirePays de la Loire, parc d’attractions

« Je travaille non-stop de l’ouverture à la fermeture du parc. Je suis payé au nombre de photos vendues aux touristes. Du coup, toutes mes heures ne sont pas payées. Je ne parle même pas des heures sup. »

« Ils m’ont pris comme stagiaire sécurité dans un premier temps. Je ne sais même pas si je serai payé. »

Languedoc-Roussillon, travailleurs saisonniers français et espagnols travaillant dans une coopérative fruitière des Pyrénées-Orientales.

« Ici, on ne compte pas nos heures. Les heures supplémentaires ne sont pas payées et on n’ose pas les demander. »

« C’est dur. Le midi on a 10 minutes de pause pour manger. J’ai travaillé chez d’autres patrons. Ici au moins on est payé comae les travailleurs français. »

Argeles« Moi, je viens d’Espagne. Pour avoir ce travail je dois dormir dans ma voiture. Le patron ici il ne nous héberge pas et on n’a pas les moyens de payer un logement, même à plusieurs. »

Tournée des Campings à Argelès-sur-Mer

« Dans certains campings du coin, gérés par les tour-opérateurs, on déduit du salaire les frais de logement. Au final, quand tu as fini la saison t’as bossé pour des cacahuètes ! »

Picardie, centres de vacances - Rencontre avec les personnels des centres de vacances.

« J’ai été embauché par la Mairie comme animateur. Je travaille la semaine et le week-end. Je n’ai pas de contrat et quand je parle de repos et des heures sup, je sens que ça ne passe pas. Du coup j’ose plus rien dire. Qu’est-ce que je peux faire ? »