Assurance-chômage, les avancées concrètes sont des acquis CFDT

Publié le 07/04/2009 à 00H00
Retrouvez l'édito de Gaby Bonnand, secrétaire national, paru dans le numéro 3212 de Syndicalisme Hebdo.

 

L’accord du 23 décembre dernier, signé par la seule CFDT, est enfin entré en application le 1er avril. Ces nouvelles règles simplifient l’indemnisation des demandeurs d’emploi en instaurant une filière unique – au lieu de trois précédemment – sur la base du principe « un jour travaillé, un jour indemnisé ». Mais surtout, désormais, tout demandeur d’emploi qui aura cotisé quatre mois durant les vingt-huit derniers mois sera indemnisé – contre six mois sur les vingt-deux derniers jusqu’alors. Cette avancée concrète améliore sensiblement l’indemnisation des jeunes et des précaires. Autre avancée, et non des moindres, le temps maximum d’indemnisation est porté à vingt-quatre mois pour tous, tout en restant de trente-six mois pour les plus de cinquante ans.

La CFDT prend également acte de la prime de 500 €, annoncée lors du sommet social, pour les demandeurs d’emploi ayant cotisé moins de quatre mois. Prise en charge par la solidarité nationale et non pas par les cotisations Unedic, elle va naturellement dans le bon sens, notamment pour les jeunes primo-demandeurs d’emploi.

Certaines organisations qui se sont opposées à l’accord Unedic regrettent que cette prime ne s’applique qu’à compter du 1er avril. C’est un peu fort ! En effet, cette prime ne pouvait pas entrer en vigueur avant la convention d’assurance-chômage puisqu’elle concerne les personnes ayant travaillé moins de 4 mois. En s’opposant à l’accord, ces organisations sont au contraire seules responsables de l’entrée en vigueur aussi tardive de la convention et donc de la prime !

De même, contrairement à certaines contrevérités qui fleurissent ces derniers jours, les intérimaires sont, bien entendu, concernés par l’accord Unedic. Le seul changement les regardant est, grâce à la signature de la CFDT, la possibilité qui leur est désormais offerte, comme à tous les demandeurs d’emploi, d’être indemnisés dès quatre mois de travail.

Il est donc grand temps de mettre fin à l’hypocrisie et aux mensonges d’organisations qui ont refusé de signer la convention et qui y ont fait opposition. Leurs attaques n’y changeront rien, contrairement à ce qu’affirme la CGT – « la convention (même insatisfaisante) de février 2009 aura vu une grande partie de ses aspects les plus négatifs disparaître par l’action des organisations syndicales qui s’y opposaient » –, on ne peut pas améliorer un texte sans le signer et encore moins en s’y opposant. Les avancées concrètes pour les demandeurs d’emploi sont à porter au seul crédit de ceux qui ont eu le courage de s’engager et de signer, c'est-à-dire la CFDT !

Gaby Bonnand, secrétaire national

 


Communiqué de presse n°23 du 6 avril 2009
Les nouvelles règles d'indemnisation du chômage, un acquis de la CFDT
"La CFDT a obtenu des avancées concrètes pour les demandeurs d'emploi"
Argumentaire - Assurance chômage

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