AP-HP : Au chevet de l’hôpital malade

Publié le 23/04/2019

A l’appel de l’intersyndicale, les personnels se sont réunis, vendredi 19 avril, devant le siège de l’AP-HP pour dénoncer les suppressions d’emplois et la fermeture de services et faire part de leur inquiètude pour l’avenir des hôpitaux franciliens.
La CFDT a déposé un préavis de grève aux urgences pour le 26 avril.

« Nous voulons pouvoir accueillir les malades correctement », s’émeut Jean-François Mussard, secrétaire général du syndicat CFDT de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). A l’appel de l’intersyndicale, les personnels se sont réunis, vendredi 19 avril, devant le siège de l’AP-HP. Une délégation a demandé à être reçue par la direction.

           

« Malheureusement, il n’est rien sorti de cette rencontre », regrette le secrétaire général. Les organisations dénoncent les incertitudes liées au projet de « Nouvelle AP-HP. Ce projet prévoit une transformation en profondeur de l’AP-HP, mais nous n’avons aucune visibilité sur les évolutions à venir, s’agace Jean-François Mussard. Nous sommes inquiets et la direction reste sourde. »

Des personnels épuisés

Ce mouvement unitaire s’inscrit dans un contexte de ras-le-bol général des personnels hospitaliers. Depuis plusieurs mois, les équipes CFDT des 39 établissements franciliens observent une dégradation des conditions de travail et d’accueil des patients. « Dans tous les services, nous fonctionnons avec des effectifs réduits », s’indigne Sandrine Prigent, membre de la commission exécutive du syndicat. Les personnels des urgences ont d’ailleurs été les premiers à tirer le signal d’alarme. Avec 10 millions de patients en 2018, les hôpitaux franciliens et ses personnels sont proches de la saturation. La CFDT exige une adaptation des capacités d’accueil qui prenne en compte l’augmentation continu du nombre de patients. « On est à flux tendu, c’est le bordel ! Et avec la réorganisation, ce sont quatre cent emplois qui devraient être supprimés. La CFDT a déposé un préavis de grève aux urgences pour le 26 avril. On veut que ça bouge », prévient Jean-François Mussard.

glefevre@cfdt.fr