[Vidéo] Vivarte : après la révolte, la marche de l’espoir

Publié le 10/07/2015

Tandis qu’un plan social de 1 600 suppressions de postes est en cours, l’équipe CFDT du groupe Vivarte a organisé une marche de l’espoir pour attirer l’attention sur ce PSE qui va toucher essentiellement des salariés déjà fortement précarisés.

Chapeau bas ! De Châteauroux à Paris, des militants CFDT de Vivarte ont fait sept étapes de plus de 20 km chaque jour entre le 4 et le 10 juillet. Leur but : alerter la population et les pouvoirs publics sur un PSE de 1 600 suppressions de postes soit en réalité 2 500 licenciements qui devraient prendre effet à partir du 15 août.

A chaque étape, la marche a été accueillie par les militants et des salariés de magasins qui devraient fermer bientôt. A Paris, dernière étape du périple, un car de salariés de Châteauroux s’est joint aux marcheurs. Après être passé devant plusieurs magasins parisiens promis à la fermeture, le cortège a pu rencontrer Véronique Descacq, la secrétaire générale adjointe de la CFDT, ainsi que trois autres membres de la Commission exécutive.


Des propositions « entendables » mais pas encore « acceptables »

Au-delà de l’aventure humaine de cette marche encadrée par les syndicats des services et les Unions régionales et départementales concernées, l’événement aura des conséquences sur le PSE. Les premières propositions risibles de la direction (1 000 € d’indemnités supralégales pour chaque salarié quelle que soit son ancienneté) se sont nettement améliorées au point de devenir « entendables », selon le délégué syndical central du groupe, Jean-Louis Alfred.

Mais « entendables » ne signifie pas « acceptables ». Une délégation CFDT a été reçue par le PDG du groupe à l’issue de la marche de l’espoir. « Les portes de la négociation sont toujours ouvertes », a confirmé Jean-Louis Alfred, qui garde bon espoir d’améliorer encore ce PSE.

dblain@cfdt.fr