[Vidéo] Le social en soldes chez Vivarte

Publié le 24/06/2015

Les négociations sur le plan de sauvetage de l’emploi concernant la suppression de 1 600 postes au sein du groupe Vivarte piétinent. Les propositions de la direction ne sont pas à la hauteur. L’intersyndicale a appelé à la grève du 24 au 27 juin pour peser sur ces négociations… avec un certain succès. 

Le 24 juin pour l’ouverture des soldes, l’intersyndicale du groupe Vivarte (La Halle, André, Kookaï) a appelé à faire quatre jours de grève. Répondant à cet appel, plusieurs magasins sont restés fermés. En même temps, une bonne centaine de salariés venus de plusieurs régions de France, dont de nombreux adhérents CFDT, ont  manifesté devant le siège du groupe à Paris dans le 19e arrondissement. Ils entendaient ainsi protester contre la suppression de 1 600 postes dans les différentes enseignes du groupe et la fermeture de 197 magasins sur les 607 que compte Vivarte.



« Ces 1 600 postes représentent en fait plutôt 2 500 salariés, explique Jean-Louis Alfred, le délégué syndical central du groupe, la plupart des employés sont à temps partiel, ce sont aussi souvent des femmes, jeunes et vivants dans la précarité. » Les négociations dans le cadre du PSE commencé en avril ne donnent rien ou presque, estime l’intersyndicale. « La direction propose des indemnités supralégales forfaitaires de 1 000 € pour les salariés de moins de 40 ans, de 1500 € pour ceux qui ont entre 40 et 50 ans et de 2 500 € pour les plus de 50 ans indépendamment de leur ancienneté. C’est risible », commente Nathalie Lavabre, une des négociatrices de la CFDT. « Nous voulons des mesures d’accompagnement dignes de ce nom, poursuit Vincent Pichon, le DSC de La Halle, et des indemnités égales à un mois de salaire par année de présence. »

Une marche du 4 au 10 juillet

Ce mercredi 24 juin, la direction de Vivarte a reçu une délégation de négociateurs et a écouté les doléances des manifestants. Elle les a assurés de faire remonter le message aux actionnaires et devrait présenter de nouvelles propositions rapidement. Pour autant, les actions syndicales ne cesseront pas le samedi 27 juin. La CFDT de Vivarte organise une marche, du 4 au 10 juillet, ralliant des magasins qui vont fermer dans sept départements. Elle partira le 4 juillet de Châteauroux où se trouve le centre logistique historique du groupe et où 75 postes sont menacés  pour rejoindre le siège, à Paris, le 10 juillet. Avec le soutien de la Fédération des services, de la région Centre et des syndicats des services de la région, Jean-Louis Alfred et Vincent Pichon tenteront de sensibiliser la population et les politiques locaux au sort qui est réservé aux salariés de Vivarte sur leur territoire.

dblain@cfdt.fr

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