[Chronologie] La Redoute : la CFDT évite le dépôt de bilan

Publié le 24/03/2014

Depuis l’annonce, le 29 octobre 2013, du groupe Kering (actionnaire majoritaire de La Redoute), de près de 700 suppressions d’emplois, un nombre revu à la hausse le 9 janvier 2014 pour atteindre désormais 1 200 suppressions de postes, la CFDT se mobilise.

La Chronologie des faits depuis l'annonce du 29 octobre

24 mars : la CFDT signe l’accord social du plan de modernisation

« La décision a été prise à la majorité de la section », mais ce fut « une décision compliquée », concède Jean-Claude Blanquart, le délégué syndical central CFDT de la Redoute. Ce 24 mars au matin, deux points bloquaient encore la signature de la CFDT : la fiducie qui doit redistribuer les sommes destinées aux salariés partants ; l’organisation du travail qui doit être discutée dans une deuxième phase du plan de modernisation. Après une ultime rencontre avec la direction, ces deux points étaient levés et la CFDT pouvait annoncer sa signature de l’accord relatif aux mesures sociales du plan de modernisation.

      
    Pascal Catto et Jean-Claude Blanquart le 24 mars   

« La CFDT a pris ses responsabilités par rapport à l’emploi » a estimé Pascal Catto, le secrétaire général de l’Union régionale Nord-Pas de Calais. Les repreneurs, Nathalie Balla et Eric Courteille, avaient menacé en fin de semaine dernière de placer l’entreprise en redressement judiciaire, s’en remettant au tribunal de commerce en risquant un dépôt de bilan. Celui-ci aurait pu aboutir à la suppression de 3 300 emplois. « C’est un bon accord, a poursuivi Pascal Catto, il contient de vraies garanties sociales. Il faut maintenant lever les peurs et pérenniser l’outil industriel ». 

Le dépot de bilan évité

Cet accord prévoit une enveloppe de 180 millions d'euros pour l'accompagnement des mesures sociales suivantes : des pré-retraite à partir de 55 ans, avec maintien de la complémentaire santé financée en partie par l'entreprise ; une indemnité de départ de 20 000 € ajoutée à 750 € par année d'ancienneté jusque 10 ans d'ancienneté, 1 000 € par année d'ancienneté jusque 20 ans et 1 200 € au-delà de 20 ans ; un congé de reclassement de 12 à 18 mois selon la situation avec accompagnement d'une cellule dédiée ; des aides à l'embauche pour les entreprises recrutant du personnel La Redoute ; des aides à la formation, à la création d'entreprise et à la mobilité géographique ; une indemnité différentielle de 300 € maximum sur 24 mois en cas de perte de rémunération ; une aide à la revitalisation du bassin d'emploi. La CFDT estime que ce plan préserve « à la fois les emplois et les acquis de plusieurs mois de mobilisation des salariés ».

Vigilance

La CFDT annonce qu’elle « restera mobilisée, dans l’entreprise, aux niveaux régional et national, pour que la nouvelle direction remplisse ses engagements et permette de redonner un avenir à La Redoute, ses salariés, ses fournisseurs et prestataires de services, mais aussi ses clients ».

Pour la CFDT, « Les 315 millions que Kering mettra à disposition des repreneurs devront redonner vie à un projet industriel en modernisant ses outils logistiques et informatiques, et permettre à La Redoute de reprendre sa place de leader sur la Vente à Distance ». De plus, la CFDT annonce qu’elle « sera très vigilante sur la question de revitalisation du bassin d'emploi permettant de porter des projets de développement économique assurant une redynamisation territoriale et une reconversion des salariés ». 

   

21 mars : la CFDT reporte sa décision sur le plan de modernisation 

Après la décision des repreneurs, Nathalie Balla et Eric Courteille, de s’en remettre au tribunal de commerce et de mettre ainsi l’entreprise en redressement judiciaire, la CFDT devait se positionner ce 21 mars à 14 heures sur l’accord relatif aux mesures d’accompagnement social du plan de modernisation de La Redoute. Elle a décidé de reporter sa décision.

Selon le communiqué de la Fédération des services CFDT, « les événements de la matinée du 21 mars, qui ont conduit à des échauffourées et une mise en pression d’une partie du personnel contre l’autre, commandent un report de ce positionnement. Ce délai contraint doit permettre un retour au calme et au respect des personnes qui n’est plus assuré. La CFDT n’entend pas agir sous la contrainte même si la situation de l’entreprise est préoccupante ».

Cet accord sur le plan de modernisation prévoit notamment 20 000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires et 750 à 1 200 euros par année d'ancienneté en fonction des cas. Les syndicats espéraient davantage mais la direction n’a pas bougé.

De fait, le groupe Kering qui détient la Redoute avait posé comme condition suspensive au financement du plan de modernisation de la Redoute des deux repreneurs d'obtenir des syndicats un accord majoritaire. Ce n’est pas le cas pour l’instant, seule la CGC l’a signé.

La situation reste donc extrêmement tendue. 3 300 emplois sont en jeu.

Ecouter l'interview de Pascal Catto, le secrétaire général de la CFDT Nord-Pas-de-Calais.

   


13 mars : Nouvelle manifestation à Tourcoing

Cinq cents salariés de la Redoute ont à nouveau manifesté jeudi 13 mars à Tourcoing contre les suppressions de postes et pour que les responsables du groupe Kering reprennent le chemin des négociations. L'intersyndicale réclame 40 000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires, plus 1 500 euros par année d'ancienneté et 36 mois de congés de reclassement. Elle souhaite également que cette somme soit bloquée pour les salariés qui ne seraient pas concernés par le plan de départs volontaires, qui prévoit la suppression de 1 178 des 3 437 postes de La Redoute sur quatre ans.

Lundi 10 mars, une réunion de négociation devait se tenir avec la direction. Mais cette dernière a quitté la réunion après 20 minutes au prétexte de blocage du site de La Martinoire. Par ailleurs, Nathalie Balla et Eric Courteille, les repreneurs de l’entreprise, ont parlé dans la presse d’une enveloppe de 200 millions pour les mesures sociales. Ce chiffrage rejoint celui des organisations syndicales et des experts. Mais pour l’heure, les mesures annoncées par le groupe ne s’élèvent qu’à 130 millions d’euros. Les organisations syndicales veulent confronter les chiffres annoncés et le coût réel des mesures proposées aux salariés.
La négociation pourrait reprendre le 17 mars.

   

4 mars : Plusieurs centaines de salariés de La Redoute mettent la pression sur Kering

Plusieurs centaines de salariés de La Redoute ont manifesté le 4 mars à Roubaix contre le plan social prévoyant la suppression de 1 178 emplois et pour demander des garanties sociales au groupe Kering, leur actionnaire. Le cortège est parti vers 10 h45 du siège de La Redoute, derrière une banderole proclamant "Non aux licenciements de La Redoute".

Les manifestants, qui étaient environ 800, répondaient ainsi à l’appel de  l'intersyndicale. Ils ont bloqué une quinzaine de minutes la circulation sur la voie rapide urbaine. Ils étaient venus des différents sites de Roubaix, Wattrelos et Tourcoing pour faire pression sur le groupe Kering qui veut stopper les négociations le 10 mars. « La direction a décrété vendredi la fin des négociations, sans avoir abordé tous les volets sociaux. Il est hors de question que ça se finisse le 10 mars », a regretté Nora Miloudi, secrétaire CFDT du comité d'entreprise.

L'intersyndicale a voté en assemblée générale 40 000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires, plus 1 500 euros par année de présence et 36 mois de congés de reclassement. Elle demande également un départ en pré-retraite à partir de 55 ans payé à 100 %. Pour les salariés qui resteraient, l’intersyndicale demande les mêmes garanties financières en cas de licenciement après 2017.

Pour l’instant, l’intersyndicale n’a obtenu satisfaction sur aucune de ses revendications. « On est loin du compte, a estimé Nora Miloudi, et à ce stade- là, il n'y aura aucune signature d'aucun syndicat. Si on n'a pas gain de cause, on retournera sur Paris, sous les fenêtres de François-Henri Pinault (PDG de Kering), (...) qui s'est enrichi depuis 20 ans sur le dos des salariés et n'a jamais mis les pieds à La Redoute », a-t-elle menacé.

Les salariés ont voté mardi midi en assemblée générale réunie à la fin de la manifestation, une action vendredi 7 mars « toute une journée sur La Martinoire ».

   


20 février : Quid des départs volontaires

      
    Jean-Marc Blanquart, DS CFDT, sur le site de La Voix du Nord   

Avec 1 178 suppressions de postes, comment avoir le moins de licenciements contraints possibles ? Telle est le problème que tentent de résoudre les syndicats, CFDT en tête, avec le groupe Kering, propriétaire de La Redoute. Les départs volontaires et les préretraites constituent les deux piliers du plan qui permettra de diminuer les licenciements.

Les critères d’éligibilité

Les négociations portent actuellement sur les conditions d’information et la définition des bénéficiaires, l’ouverture du plan (date, déclinaison par direction, catégorie professionnelle et année) et sur la formalisation des demandes de départ.

Les salariés éligibles devront avoir un projet professionnel validé – création d’entreprise, reclassement ou projet de reconversion. Seront également éligibles ceux dont l’emploi est supprimé ou dont le départ volontaire permettrait d’éviter celui d’un autre salarié.

Les employés occupant un emploi supprimé dans le cadre d’un projet d’externalisation et ne bénéficiant ou ne souhaitent pas bénéficier d’un transfert chez le nouveau prestataire pourront demander leur départ, ainsi que les salariés non éligibles au dispositif de préretraite.

   

600 « Redoute » dans les rues de Lille

La Redoute
 Dans le cortège du 28 janvier. photo ©Franck Crusiaux /Réa

« Tous les jours, il y a des actions,  des blocages sur au moins un site ». Fabrice Caron, délégué syndical CFDT, est toujours aussi déterminé. Alors que les négociations se poursuivent les salariés ne désarment pas. Ils étaient encore 600 mardi 28 janvier à défiler dans les rues de Lille. La manifestation a commencé comme d’habitude à la gare de Lille-Flandres avant de se diriger vers la préfecture et de tenir une assemblée générale devant la Bourse du travail.

Ces actions paient. Le 21 janvier dernier, la manifestation s’était invitée dans la salle des négociations retenant ainsi la représentante du groupe Kering. Celle-ci avait fait savoir que la négociation porterait uniquement sur les 1 178 postes supprimés. Mais comme ils l’ont fait entendre depuis le début, les « Redoute » veulent aussi de sérieuses garanties pour les salariés qui vont rester. Ils ont obtenu que la négociation intègre la situation de ces salariés.  

Entre temps le 24 janvier, le cop lillois du stade Pierre-Mauroy de Lille avait manifesté son soutien aux salariés en scandant « La Redoute, la Redoute » à l’occasion du match Lille-Rennes. Le club breton appartenant à François Pinault, principal actionnaire du groupe Kering.

   


20 janvier : les négociations entrent dans le dur

   
"la CFDT exige de sérieuses garanties"   

Après l’annonce le 9 janvier d’un plan de cession de La Redoute prévoyant 1 178 suppressions de postes en quatre ans, syndicats et directions ont entamé des négociations le 15 qui se poursuivent cette semaine. Dès cette année, 150 postes aux retours meubles seront externalisés. Plusieurs actions étaient d’ailleurs prévues le 20. La colère est très palpable chez les salariés du secteur logistique, où 730 suppressions de postes ont été annoncées. Il s’agit également pour les salariés de faire monter la pression sur les négociateurs du groupe Kering, qui détient l’entreprise.

Que se passera-t-il ensuite ?

« Kering a mis 315 millions d’euros sur la table pour faire face aux départs et permettre à l’entreprise de fonctionner pendant deux ans. Mais que va-t-il se passer ensuite ? », interroge Jean-Claude Blanquart, le délégué syndical central CFDT. Dans les négociations, l’objectif de la CFDT consiste à parvenir à 550-600 départs en préretraite. « Mais il faudrait alors fixer la barre de départ à 55 et non 57 ans, comme c’est le cas aujourd’hui », estime le syndicaliste. Pour les autres salariés, la CFDT entend obtenir de sérieuses garanties d’accompagnement des volontaires au départ et de ceux qui y seront contraints.

  


9 janvier 2014 : le CE annonce 1 178 suppressions de postes

   
 "Les chiffres" de La Redoute sur le site de France 3 NPC   

Le comité d’entreprise de la Redoute, réuni le 9 janvier, a annoncé la suppression de près de 1 200 postes sur quatre ans. Ce chiffre ne fait que confirmer les craintes de l'équipe CFDT pour qui « les suppressions annoncées sont une véritable saignée ».
Ce sont en effet près de la moitié des effectifs qui seraient ainsi supprimés. « L'état d'esprit aujourd'hui, c'est l'effondrement, quand on apprend 1 200 suppressions de postes », a réagi Jean-Claude Blanquart, délégué syndical CFDT à la sortie du CE. Et de se demander « comment on va pouvoir gérer des chiffres aussi importants de suppressions de postes ? ».
Les syndicats, qui appeleaient dès la sortie du CE à des rassemblements à Roubaix et Tourcoing le 1 janiver, n’excluent pas une action le 25 janvier au stade de Lille pour la réception du club de football de Rennes, dont la famille Pinault, l’ancien propriétaire de La Redoute, est l’actionnaire principal.

  


4 décembre : Kering annonce un repreneur

Propriétaire de La Redoute, le groupe Kering a annoncé le 4 décembre avoir retenu parmi les quatre offres de repreneurs celle de l’actuelle PDG de l’entreprise et du directeur financier de Redcats, qui assurent vouloir maintenir l’activité de l’entreprise. Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central de La Redoute (la CFDT représente 32 % des salariés et 40 % des ouvriers), prend acte de cette annonce tout en restant attentif et mobilisé : « On nous dit que le projet retenu est le plus favorable sur le plan social, mais nous restons vigilants. Nous attendons les présentations qui nous seront faites en comité d’entreprise. Nous voulons voir les justificatifs et les moyens financiers qui seront mis en œuvre pour garantir les emplois. »

Rendez-vous le 13 décembre

C’est dans ce cadre que les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT et Sud maintiennent leur appel à préparer une nouvelle manifestation d’envergure, suivie d’un meeting, le vendredi 13 décembre. En effet, comme le rappelle depuis le début de la mobilisation Pascal Catto, le secrétaire général de l’Uri Nord-Pas-de-Calais, « environ 6 000 emplois directs et indirects sont concernés par ce PSE sur le bassin Roubaix-Tourcoing ».

nballot@cfdt.fr

 

 


21 novembre : les salairés de La Redoute manifestent à Paris

Partis de la place de Clichy, ils se sont rendus au siège du groupe Kering (maison mère du groupe de vente par correspondance) sous les applaudissements de quelques passants. « C’est une réussite », s’exclame Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central CFDT, qui ne s’attendait pas à une mobilisation d’une telle ampleur. « Mais les salariés restent aujourd’hui avec les mêmes interrogations qu’hier quant à la reprise et à l’enveloppe d’investissements dans le cadre de cette restructuration », déplore Pascal Catto, secrétaire général de la CFDT-Nord-Pas-de-Calais. La délégation, reçue par le directeur financier et le DRH, n’a reçu aucune information complémentaire sur les garanties d’accompagnement et de reclassement offertes aux salariés à la suite de l’annonce, à la fin octobre dernier, de la cession de La Redoute à un repreneur et du plan drastique d’économies demandé par les groupes candidats à la reprise. « Kering et la direction de La Redoute ne cessent de nous balader de réunions inutiles en réunions stériles. Kering ne prend à aucun moment en compte nos revendications légitimes concernant notre avenir », lançait l’intersyndicale à la veille de la mobilisation.



Prolonger la mobilisation

Refusant de baisser les bras, la CFDT réfléchit à d’autres actions dans les différents sites et s’apprête à s’adresser aux représentants syndicaux européens dans les prochains jours. « Je serai le 28 novembre au comité d’entreprise européen de Kering, avec l’ensemble des syndicalistes du groupe en Europe. Ce sera l’occasion de faire savoir à l’ensemble des membres ce qui se passe à La Redoute et d’interpeller François-Henri Pinault sur les revendications des salariés aujourd’hui laissés sans réponse », conclut Jean-Claude Blanquart.

aballe@cfdt.fr

 

 


29 octobre : Kering annonce 700 suppressions d'emploi

À Roubaix, l’annonce du plan de sauvegarde de l’emploi à La Redoute a fait l’effet d’un séisme. « Le Nord-Pas-de-Calais est un territoire quasi mono-industriel, centré sur la vente par correspondance. Damart, 3 Suisses, Daxon… Environ 6 000 emplois directs et indirects sont concernés par ce PSE sur le bassin Roubaix-Tourcoing, qui représente un des piliers historiques de l’emploi textile dans notre région », explique Pascal Catto, secrétaire général de l’Uri CFDT Nord-Pas-de-Calais.

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© Franck Crusiaux / Réa

Face à la mobilisation des salariés, François-Henri Pinault, PDG de Kering, propriétaire de La Redoute, s’est engagé à choisir un repreneur en fonction de la solidité du projet industriel, des engagements financiers et des conséquences les moins pénalisantes pour l’emploi. « La Redoute a un très grand savoir-faire et une clientèle très importante, et elle a un avenir industriel », a-t-il déclaré, ajoutant : « j’accompagnerai les investissements du repreneur et garantirai l’exploitation pendant la période de modernisation ».

La CFDT Nord-Pas-de-Calais mobilisée

La CFDT a posé ses conditions : « L’objectif est d’abord de sauver un maximum d’emplois, indique Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central CFDT (qui représente 32 % des salariés et 40 % chez les ouvriers). La CFDT propose 500 départs en préretraite et des temps partiels compensés. Kering est d’accord pour mettre en place une fiducie afin de financer ces mesures. » Le repreneur, un fonds d’investissement ou un industriel, devra notamment composer avec 1 000 emplois seniors, parmi lesquels de nombreux travailleurs handicapés qui occupent des postes aménagés. « Notre préférence va à un industriel susceptible de nous apporter des activités complémentaires », précise le DSC.

Fort de l’expérience passée, Pascal Catto met en garde : « Ce n’est ni à l’État ni au conseil régional de prendre en charge les erreurs de gestion du groupe, qui a les moyens de financer un plan social digne de la situation. » Déjà en 2008, Kering avait manifesté sa volonté de sortir de la vente à distance sans effectuer les investissements nécessaires. Le conseil régional avait alors mis sur la table des millions d’euros d’investissement en R&D. L’objectif était de moderniser l’outil logistique dépassé et de développer les compétences des salariés. « Le groupe a raté le virage numérique. Ce sont les salariés qui paient aujourd’hui une mauvaise gestion stratégique de l’e-commerce. »

Le nom du repreneur devrait être connu dans deux semaines. D’ici là, une nouvelle manifestation est prévue, ce 21 novembre, à Paris. La CFDT sera en première ligne.

albesse@cfdt.fr