Par le fait du hasard du calendrier, il y aura cette année quasi concordance entre la durée du mandat de Nicolas Sarkozy et l’intervalle entre les deux congrès du Sgen-CFDT.
De Mons à Décines, nous aurons donc vécu cinq ans de politique d’une droite décomplexée faisant suite à cinq ans de pouvoir chiraquien considéré comme un peu plus hésitant.
Dans ce contexte, le Sgen-CFDT a du développer son action sur deux fronts.
Être combatif face à une politique budgétaire insoutenable parce qu’elle tournait délibérément le dos à l’ambition nécessaire pour l’Éducation et la Recherche publique, et donc pour l’avenir. Être combatif aussi quand l’idéologie réactionnaire inspirait les réformes du ministère comme pour les programmes du primaire, la suppression des Rased, la suppression de la carte scolaire, les attaques incessantes contre le collège pour tous...
Être combatif face aux ravages de la RGPP pour tous les services publics de notre champ professionnel et à ses conséquences désastreuses pour les conditions de travail de nos collègues.
Être combatif face aux différentes manifestations de mépris qui ont émaillé ces cinq années, mépris pour les personnels, que l’on songe au célèbre discours sur la recherche, et mépris qui s’étend aux organisations syndicales qui les représentent.
Être combatif quand les réformes qui vont dans le bon sens ne sont pas financées.
Mais savoir aussi rester une force de propositions, en faisant valoir dans ce contexte difficile les transformations que nous revendiquons pour l’École et ses personnels, en faisant valoir aussi notre volonté de voir se développer le dialogue social dans toute la Fonction publique.
Nous avons fait la preuve, dans cette période, de notre capacité d’engagement, par exemple pour obtenir des nouveaux droits de titularisation pour nos collègues contractuels, et de notre refus d’être assimilés à toutes les formes de conservatisme scolaire.
Non pas pour le plaisir d’être différents, mais parce que nous savons que si demain, comme nous le souhaitons, la contrainte budgétaire est enfin allégée, nous nous retrouverons devant tous les problèmes, inchangés, voire aggravés, de notre système éducatif.
Au fond, le choix est simple, il suppose un engagement clair : il faut en finir avec une École du mérite ou de la compétition généralisée pour passer à une École de la réussite pour tous et donc de la bienveillance et de l’ambition véritable.