La nouveauté du comité technique du 29 novembre, c’est bien sûr qu’il se réunit dans la nouvelle configuration issue des élections professionnelles d’octobre 2011, mais c’est surtout qu’il est la première étape de la mise en œuvre des accords de Bercy de 2008, signés par le ministre de la Fonction publique et six organisations syndicales dont la CFDT sur la rénovation du dialogue social dans la Fonction publique.
Il ne s’agit pas, pour nous, dans cette instance comme dans tous les comités techniques de proximité, de continuer comme avant, de faire du vieux avec du neuf. L’esprit des accords de Bercy, c’est de donner les conditions d’un véritable dialogue social, pour faire évoluer l’Éducation nationale, pour améliorer la réussite des élèves et les conditions de travail des personnels.
Cela nécessite de mettre en place davantage de dialogue dans et hors des comités techniques, à tous les échelons.
Cela oblige à prendre le temps de la négociation, pour faire un diagnostic partagé, pour faire évoluer les propositions.
Cela implique de prendre en compte, au préalable, toutes les conséquences sur les personnels et l’organisation des services d’éventuels changements.
Ce sont autant d’éléments fondamentaux d’un dialogue social respectueux des partenaires.
Et nous en sommes encore loin dans notre ministère.
Luc Chatel n’a pas jugé utile d’être présent au Comité technique, dont il est le président. La communication dans les médias l’intéresse surement plus que les personnels de son ministère. Pour nous, cela n’est pas acceptable. Les choix du ministre ne peuvent se limiter à ses annonces médiatiques, instrumentalisant ainsi la gestion des personnels à des fins uniquement électoralistes.
C’est pourtant ainsi qu’il traite nombre de dossiers, essentiels pour le fonctionnement de l’École:
• qu’il s’agisse de la question des rythmes scolaires, où il demande aux organisations syndicales de donner, une nouvelle fois, par écrit, leurs propositions, avant une prise de décisions, sans les rencontrer,
• de la revalorisation prochaine d’une partie des enseignants, qu’il annonce au Salon de l’Éducation, avant la saisie obligatoire du Comité technique ministériel, en décembre,
• de la situation des Greta, transformés en Gip, mais dont les personnels ne savent aujourd’hui rien sur leur avenir,
• ou, comme il a tenté de le faire pour la mise en place des nouvelles modalités d’évaluation des personnels