1968 : La reconnaissance des sections syndicales d’entrepriseAu début 1968 la CFDT organise des luttes locales pour protester contre les conditions de travail des salariés. C’est une période de revendications combatives sur fond de potentat des entreprises : le plein emploi et l’inflation incitent les salariés à réclamer la reconnaissance de leur participation à la croissance économique.
Dès le 6 mai, la CFDT soutient la grève étudiante, comparant son combat pour la démocratie à celui des salariés en entreprise. Dans cette optique elle revendique le droit des salariés à être représentés syndicalement au sein même de leur entreprise, lieu oú le mouvement syndical n’a pas légalement sa place à l’époque.
A l’issue de ces combats, la CFDT obtient la reconnaissance du syndicalisme d’entreprise lors des négociations de Grenelle. Une conquête fondamentale puisqu’elle est à l’origine de la création des sections syndicales d’entreprises.
1970-1973 : La construction des fondements de l’autogestionDès 1970, la CFDT dessine les fondements de l’autogestion en entreprise : la gestion et l’organisation de l’entreprise doivent revenir aux travailleurs afin qu’ils puissent intervenir sur leurs conditions de travail. Ce principe devient l’identité même de la CFDT.
En 1973, les salariés de l’entreprise Lip (fabrication de montres) à Besançon reprennent la gestion de leur entreprise. Ce conflit, animé par la CFDT, devient l’emblème de l’autogestion.
1974 : la CFDT entre dans la Confédération Européenne des Syndicats (CES)Soucieuse de participer efficacement à la consolidation de la paix, par la suppression des antagonismes nationaux et des causes de guerre, la CFTC s’est prononcée dès les années 50 pour la réalisation d’une Europe unie. Il fallait aussi que se mette en place un outil pour une action syndicale au niveau européen. Ce sera la Confédération Européenne des Syndicats créée en 1973.