Contrôle en cours de formation dans l'enseignement agricole : le Sgen-CFDT persiste et signe!
Lors du CNEA du 11 février, le CCF en baccalauréat professionnel a été rétabli en proportion de 52, 5 %, afin de permettre de mieux valider les enseignements d' éducation socioculturelle et de documentation. Le Sgen-CFDT se félicite de cette mesure de bon sens pédagogique.
Le Contrôle certificatif en cours de formation (CCF) est pratiqué depuis de nombreuses années dans l'enseignement professionnel initial ou continu et dans l'enseignement supérieur. Le CCF s'inscrit pleinement dans la logique de la formation tout au long de la vie, répond à des critères pédagogiques rigoureux et a le mérite d’énoncer clairement aux candidats comment ils seront évalués. La recherche pédagogique considère de manière unanime le CCF comme le mode d’examen le plus juste et le plus équitable, le seul à prendre en compte réellement le rythme d’apprentissage des élèves.
Le Sgen-CFDT ne voit pas en quoi il s'opposerait à ce qui fait la réussite de l'enseignement agricole depuis 1985. Soit le CCF n'est pas fiable - il faut le dire et le prouver - et dans ce cas il convient de le supprimer de toutes nos formations. Soit il est fiable et il n'y a aucune raison de le limiter arbitrairement à la moitié des épreuves. De plus, jeter le doute sur la valeur du CCF revient à nier l'honnêteté, la loyauté et la rigueur dont font preuve les enseignants qui le mettent en œuvre.
Le Sgen-CFDT est demandeur d'un large débat sur la question fondamentale de l'évaluation. Ce débat ne peut se mener si certains partenaires sociaux le boycottent, sauf à considérer qu'ils sont dans l'incapacité de dépasser les discours incantatoires et dogmatiques.
Depuis maintenant plus de deux ans, le Sgen-CFDT est le seul à demander auprès de l'administration une réflexion approfondie sur l'évaluation dans l'enseignement agricole. Le Sgen-CFDT revendique :
- Du temps de travail reconnu pour les équipes pédagogiques
- Une reconnaissance du travail supplémentaire lié au CCF par une décharge horaire ou une indemnité, (ce qui vient d'être obtenu par le Sgen-CFDT à l'Education nationale)
- Des moyens supplémentaires de fonctionnement pour les jurys
- Une mutualisation inter établissements et la participation des professionnels
- Un développement de la formation des enseignants à la question de l'évaluation et du CCF
En cohérence avec la reconnaissance du CCF et de sa pertinence, le Sgen-CFDT demande également une réflexion sur la formation individualisée sans épreuve terminale.
L'obtention de résultats concrets pour les élèves et les personnels constitue l'unique ligne d'action du Sgen-CFDT qui ne se trompe pas de combat : c'est bien la politique de restriction budgétaire et de suppression de postes du gouvernement qu'il faut combattre dans l'enseignement agricole, comme dans l'éducation nationale.
C'est le sens de son appel à la grève le 23 mars prochain dans le cadre de la journée interprofessionnelle d'action pour l'emploi.
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Edith Meaume
Attachée de presse
Sgen-CFDT
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