«Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ». (Communiqué de presse)
Dans le privé : les employeurs sont invités à signaler leurs salariés à risque.
La plupart des pays développés ont défini des procédures de retrait des personnels qui sont face aux élèves.
Dans l’Éducation nationale : aucune consigne n'a été donnée concernant les personnes à risque dans les établissements alors qu’il est évident que les personnels souffrant de maladie chronique ou les enseignantes enceintes, sont exposés à un risque certain.
L'Éducation nationale fait silence radio en espérant sans doute échapper aux dégâts humains et aux retraits spontanés (par exercice du droit légal de retrait). Comment ne pas rapprocher ce silence assourdissant du manque de postes de remplaçants décidés par les budgets successifs de notre ministère ?
En l'absence d'une véritable médecine du travail, elle renvoie les personnels à leur responsabilité individuelle et à leur médecin de famille contribuant ainsi à l'aggravation des déficits des comptes sociaux (Sécurité sociale et mutuelles).
Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et annonce des mesures pour les personnels en situation de risque.
La santé au travail est un droit pour tous les personnels : l’État employeur doit la garantir !
Paris, le 1er décembre 2009