Les IUT sont des composantes des universités, avec un cahier des charges
pédagogique national, qui assurent avec succès des missions spécifiques
visant à la fois l'insertion professionnelle et la poursuite d'études.
Le maintien de ressources financières et d’équipes pluridisciplinaires
rassemblées en équipes pédagogiques, et une part importante d'autonomie,
doivent permettre de garantir le nombre d’heures d’enseignement et le
respect des programmes pédagogiques nationaux. La globalisation de la
dotation au niveau du budget général des universités a fait craindre une
baisse des moyens pour les IUT. Ces craintes sont aujourd'hui souvent
vérifiées. Les outils de régulation prévus comme les Contrats
d'Objectifs et de Moyens sont peu ou pas mis en œuvre. La mutualisation
de services aboutit souvent à une centralisation qui entraîne de
nombreux dysfonctionnements.
Pour le Sgen-CFDT, ces difficultés sont les conséquences de la
présidentialisation des universités et de l’absence d’instances de
contrôle et de régulation à l'intérieur des universités.
Le Sgen-CFDT appelle à la responsabilité politique de la ministre de
l'enseignement supérieur et exige un engagement garantissant les
conditions du respect des missions des IUT en termes budgétaire et
d'autonomie. Les contrats d'objectifs et de moyens doivent s'inscrire
dans les contrats d'établissement, les outils de structuration
budgétaire des universités doivent intégrer, dans la clarté, la
spécificité des moyens nécessaires aux IUT.
D'autre part, le Sgen-CFDT appelle à l'ouverture d'un large débat sur le
post-bac, sur la place du niveau III de formation dans le cursus LMD et
l'accès à l'enseignement supérieur pour les élèves issus des formations
technologiques et professionnelles.
Paris, le 9 novembre 2009