Aujourd'hui s'ouvre une série de procédures disciplinaires à l'encontre
des « désobéisseurs ». Le Sgen-CFDT n'appelle pas à la
« désobéissance » parce qu'il considère que cette forme d'action isole
les militants sans produire de résultats positifs tangibles.
Pour le Sgen-CFDT, il appartient au Ministre de mettre un terme à cette
grave dégradation des rapports sociaux. Outre que les procédures en
cours sont disproportionnées avec les actes de ces collègues, la
responsabilité du ministère est bien engagée dans cette situation.
L'absence de dialogue social, le mépris ressenti par les enseignants, en
particulier sur la question des nouveaux programmes de l'école, définis
sans aucune concertation et désapprouvés par l'ensemble des
professionnels, sont à l'origine de ces actes.
Des relations apaisées sont nécessaires entre le ministère et ses
personnels même si peuvent demeurer des divergences sur l'appréciation
des réformes. Confirmer par des sanctions les procédures disciplinaires
en cours serait un signe négatif adressé à la communauté éducative.
Il appartient à Luc Chatel de trouver les voies de sortie de cette
stratégie de tension.
Le Sgen-CFDT appelle le ministre de l'Education à ne pas rater son
premier vrai rendez vous avec la profession.
Paris, le 7 juillet 2009